Travail mémoriel sur les soldats morts pour la France originaires de la commune d'Albières
"Dans le cadre d’un groupe de travail mémoriel, suscité et
animé par l’association Protection du Patrimoine-Art-Culture
et Tradition d’Albières, j’ai été pour ma part chargé d’une
recherche sur les Morts pour la France de la commune à
partir des archives disponibles.
Francis Bascou a été désigné
pour négocier ultérieurement avec les graveurs sur marbre
la matérialisation de la plaque commémorative. Amina
Hoffmann, Martine Arthozoul et Yolande Géral se chargeant
elles de l’aspect organisationnel de l’opération."
"Découvrez ci-dessous la liste des soldats nés à Albières et morts pour la France durant la guerre de1914-1918. Pour chacun, nous avons essayé de reconstituer le parcours militaire et les circonstances de leur décès, ainsi que le lieu de leur sépulture lorsque cela était possible."
Jacques Abitan
MORTS pour la France 1914-1918
L'ordre de marche de son régiment, le 142° RIT, nous relate que ce jour-là, lors d'une offensive, les soldats français, sortis d'un bois, ont été fauchés par les mitrailleuses allemandes alors qu'ils étaient à découvert.
Il semblerait qu’à la suite d’une série de mouvements d’avancée et de recul on ait perdu le contact avec la dépouille d’Eugène qui a dû se décomposer sur place sans l’honneur d’une sépulture, à l’instar de près de 292.000 autres tués sur un total de 1.400.000 morts français de cette guerre. A noter les fréquentes inhumations provisoires à cette époque
Mobilisé à nouveau en août 1914, l’armée considérant ses antécédents coloniaux valeureux le rappelle dès le 5 août 1914 alors qu’il avait 37 ans et était père de 4 enfants (fait rarissime dans la mobilisation générale). La France est alors engagée dans la pacification du Rif marocain en accord avec l’empire chérifien et a besoin de troupes aguerries. Il a été envoyé à Taza (trou perdu du Rif), ou Il meurt le 20 août 1916, malade et dépressif. Il avait alors fait 4 ans de guerre héroïque.
On a pu retrouver le lieu de sa sépulture définitive au columbarium du cimetière de Ben M’SIK à Casablanca, au rang T4 emplacement 1404.
Il a sa sépulture à la nécropole nationale de Sarrebourg.
Il sera inhumé à Ricaud dans l’Aude.
Nous n’avons aucune indication de lieu de sépulture.
Il est tué le 25 août 1914 et inhumé à la nécropole nationale de Roselieure.
il est enterré à la nécropole nationale de Marissel.
Nous avons de nombreux témoignages sur sa vie civile par son fils Jacques et son cousin mon regretté ami Maurice Pistre.
Joseph, au sortir de l’armée, après sa réforme, fait une formation et passe un diplôme (brevet supérieur) puis fait des études. Il devient instituteur et épouse une institutrice audoise. Tous deux occuperont des postes dans la région. Nous avons là un cas exemplaire d’héroïsme et de résilience. J’ai eu deux entretiens téléphoniques avec son fils Jacques qui regrettait amèrement que le nom de son père ne figurât pas sur la plaque commémorative existante, alors qu’une cousine s’était engagée à faire des démarches dès 2018, je souhaite qu’il puisse constater que le nom de Joseph MIR figurera sur la nouvelle plaque.
Grièvement blessé il meurt de ses blessures à l’hôpital de Vaucouleurs le 24 octobre 1915, et sera inhumé dans la nécropole nationale de Commercy
Il reçoit la médaille militaire à titre posthume et sera inhumé dans la nécropole nationale de La Crouée.
Le lieu de sépulture qui est obligatoirement connu de ses proches et en territoire français, n’a pu être déterminé dans notre recherche.
Classé comme un excellent et courageux soldat il devient vite sous-officier (caporal, puis sergent), il subit une première blessure le 2 septembre 1915 puis est gravement blessé au combat le lendemain à une fesse à Massiges, le 3 novembre 1915.
il subit avec courage une amputation dans des conditions précaires et meurt des suites de cette intervention d’une septicémie à l’hôpital de Chatelguyon le 7 décembre 1915.
MORTS pour la France 1939 - 1945
Il est fait prisonnier en 1940 (comme son frère Philippe et comme 1.800.OO0 de nos compatriotes) devant Troyes, interné dans un premier temps dans un stalag, puis condamné pour tentative d’évasion par la justice militaire allemande à un camp disciplinaire inhumain où il connait de graves privations physiques et psychiques qui auront un retentissement important sur sa santé, l’obligeant à faire valoir en 1946 ses droits à une retraite anticipée avec le grade d’adjudant-chef.
Il mourra de complications cardiaques et autres liées à ses conditions de captivité le 16 juin 1954.
MORTS pour la France 1870 - 1871
ALQUIE Pierre, BEDOS Jean Baptiste, RAYNAUD François, RAYNAUD Pierre, RIVIERE Pierre, SAUNIERE Jean Baptiste, VILLEFRANQUE Justin